Le manoir de Bel-Ebat a accueilli dans le passé de grands musiciens pour qu’ils puissent se ressourcer et travailler (Saint-Saëns, Debussy, Ravel etc.)

Pendant dix jours, il sera à nouveau "habité" par des créateurs d'aujourd'hui qui portent un œil sur notre relation avec la nature. Dix jours ponctués par des performances, des concerts, des visites de classes, des projections de films…

Dans le parc, il y a des sources, des arbres séculaires et – très proches – la forêt et la ville. Comme une invitation à répondre à l'exigence du paysage d'être découvert à chaque instant, à se mettre à son rythme, pour permettre à la création de prendre place. 

Les visiteurs rencontreront des artistes en train de peindre, d'expérimenter, travailler à l’installation d’œuvres en lien avec les lieux. Et des musiciens, des chanteurs en répétition, et la beauté du parc qui s'ouvre au printemps

Elaboration du projet par Mathieu Wührmann et Alice Narcy
Organisation du festival : Mathieu Wührmann



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Du 14 au 22 mars le festival est ouvert est de 10h à 21h. Prix libre en dehors des concerts de Stéphane Wrembel et Aglaya Zinchenko

Restauration (Xavier Martin) à partir de 12h les samedis et dimanches jusqu'à 21h
Lundi 16 mars
    16h. Champ libre pour un artiste
    (selon la proposition libre des artistes résidents)
Mercredi 18 mars
    18h. Champ libre pour un artiste
    (selon la proposition libre des artistes résidents)
Jeudi 19 mars
    18h. Champ libre pour un artiste
    (selon la proposition libre des artistes résidents)
Vendredi 20 mars
    18h. Champ libre pour un artiste
    (selon la proposition libre des artistes résidents)

 

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Comment l'idée du festival est apparue





Investir les lieux pendant dix jours afin de sentir le temps entre nos sens.

Re-jouer.

Entre les arbres, les artistes écoutent les notes jouées par la nature qui entoure le manoir. Ce lieu de résidence musicale se transforme afin d’accueillir des sculpteurs-ices, photographes, performeurs-euses, cinéastes, urbanistes, musiciens-nnes, peintres, poètes, danseurs-euses.

Des créateurs, qui, dans leur travail, portent un œil sur notre relation avec la nature. De multiples acteurs s’investissent au nom de la nature permettant ainsi une communication entre les familles artistiques pour sceller, le temps d'un festival, nos sensibilités communes.

Écouter la nature, humer l’air, toucher la terre, voir les notes. Pendant dix jours, tous les sens sont mobilisés. On passe, on marche, on attend. Dix jours pour vivre au rythme de la nature, créer à l’unisson, dans sa lenteur, permettre à la création de prendre place.

Dix jours de créations dans cet espace atypique, ponctués par des performances, des concerts, des visites de classes, des projections de films, des conférences.

Le manoir est un endroit curieux, caché derrière cette façade de musique savante, niché au creux de la grande forêt de Fontainebleau. C’est un terrain où il y a des sources, des arbres séculaires. Le terrain porte un masque qu’il s’agit ici de dévoiler pour faire émerger les images cachées, les ultrasons, les terres ensevelies.

À l’image de la nature, le processus est ce qu’il y a à voir, le travail et la recherche sont l’exposition.

La rencontre avec le public, le dialogue quant à la curiosité que nous avons face à la nature sera notre ligne de mire. Eveiller la curiosité et les sens des visiteurs, leur faire découvrir la singularité du parc et ses facettes géomanciennes, picturales, musicales...

Alice Narcy









Le paysage semble avoir une certaine exigence. Ce serait pour moi celle d'être découvert à chaque instant, comme si le paysage n'en finissait pas d'être enfoui sous les regards qu'on pose sur lui, sans vraiment le regarder, le voir.

J'ai pu sentir à de rares moments qu'il y avait un feu caché, au travers des branchages, sous la neige, le long des nervures des feuilles, un feu en attente. Quand mon regard l'effleure, comme un souffle sur des braises, ce feu se répand en moi.

C'est probablement cette chaleur qui me faisait tant de bien quand, plus jeune, je me promenais en forêt, sentant que quelque chose en moi se déliait, fondait, faisant tomber cette carapace froide dont je me sentais prisonnier. Cette forêt était un refuge brûlant. Elle l'est toujours bien sûr, mais aujourd'hui j'y apporte le bois de mes crayons, espérant qu'un de ses tisons viendra embraser quelque chose en moi, quelque chose dans le dessin.

L’expérience du motif est un privilège, car c’est l’opportunité de sortir de mon indifférence et d’exprimer une gratitude pour ce lieu qui m’a toujours soutenu.

Rilke a écrit qu’il fallait se méfier des critiques, ne pas les écouter, ne pas chercher la considération des autres pour son art. C’est grâce à Rilke que j’ai pu continuer ma recherche avec une certaine sérénité, Dans les moments de solitude – car il a bien fallu que je m’éloigne de Paris, me réfugiant dans la forêt de Fontainebleau – j’ai été porté par ses mots d’encouragement, à l’affronter, pour voir, et connaître à ma mesure qu’au fond, il y a comme autre chose que la solitude stérile, une autre dimension, une réalité habitée par le calme, la paix, j'ose dire la beauté...

Dans cette période de l’histoire où nous prenons conscience des dégâts que nous causons à la nature, conscience de l’importance de la sauver, je ressens comme une responsabilité – même si c'est de manière infime – d'être en contact avec elle, presque quotidiennement, en essayant d’offrir avec les moyens qui sont les miens, un regard qui la préserve. Car j’ai espoir que si nous regardions le paysage autrement, il nous serait impossible de le traiter comme nous le faisons aujourd’hui.

Mathieu Wührmann







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Le manoir de Bel Ebat, propriété de la ville d'Avon, restauré au XIXème siècle, entouré de pelouses, d’arbres séculaires et de sources, fut la propriété de l’éditeur de musique Auguste Durand, puis de son fils Jacques (élu municipal - bienfaiteur de la commune). Celui-ci accueillit dans la beauté et la paix de ce lieu ses amis musiciens. Saint-Saëns, Debussy, Dukas, Ravel, Schmitt, Ropartz furent ainsi des habitués de Bel Ebat. Là, sous les ombrages ou sur la terrasse, l’on discutait composition, projets, création... Bel Ebat fut un havre pour le renouveau de la musique française au tournant du siècle.

 

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