Médusa, 2019

D’origine sicilienne, Pier Sparta est né le 27 novembre 1995 à Dijon. Il passe trois ans aux Beaux-Arts de Toulouse puis intègre les Beaux Arts de Paris en septembre 2017. Il passe trois ans aux Beaux-Arts de Toulouse puis intègre les Beaux Arts de Paris en septembre 2017.

“Habité par l’art, j’ai choisi de dédier mon quotidien à mes préoccupations artistiques. J’ai cherché tant dans un mode d’expression que dans une thématique, un moyen de faire exister mon propre univers. L’enseignement que j’ai reçu à l’école des Beaux Arts a révélé mon attachement au travail en atelier, et c’est avec le médium de la sculpture que j’ai pu donner lieu à ce que je cherchais. La sculpture fait vivre physiquement mes idées, en révélant plus intensément la beauté intérieure telle qu’elle pourrait exister dans un dessin.

C’est au travers de la sculpture d’expression humaine que j’ai construit mon langage plastique dans lequel s’est créée une famille de personnages se répondant et s’alimentant mutuellement dans une idée de chronologie construite et déconstruite. Une grande famille recomposée-décomposée qui se développe à la manière d’un répertoire iconographique, qui puise ses sources dans les rapports humains et les formes historiques de l’art. Une exploration qui revisite la sculpture issue de l’Antiquité, de la Renaissance du Moyen-âge, mais aussi d’œuvres d’artistes contemporains. L’ébauche, le travail préparatoire de dessin et de petit assemblage sont devenus les clefs d’un travail plastique se mêlant au ressenti. Je me suis attaché à la figure en me concentrant plus particulièrement sur l’expression et le sentiment.

Chaque sculpture, réalisée sur des processus longs, s’inscrit dans une idée de temps et de durée et ainsi porte en elle une préoccupation constante pour la vie et la mort. Ces sculptures reviennent à des motifs classiques de la sculpture parfois très anciens : le masque mortuaire, le mausolée, la tombe. Une exploration approfondie des techniques de modelage, moulage et taille directe, ainsi qu’une variété de traitement de matériaux et de mise en forme , m’ont permis d’illustrer les sentiments liées à ces représentations

Mes premières réalisations en sculpture se présentent sous la forme de petits personnages modelés et assemblés à partir de matière rudimentaire. Ces petits objets cherchent à obtenir une stabilité et une présence de la figure humaine en jouant sur des modes de présentation. Le socle a toujours pour fonction de surélever, cependant il devient extension formelle du personnage. Avec ces petits modèles j’ai mis en place un ensemble de possibilités et de variations de formes que j’ai pu ensuite réutiliser. Chaque sculpture, bien que s’ajoutant à la suite de cette grande famille de statue, est motivée par une idée qui lui est propre et ainsi explore des motifs comme l’écoulement, l’absence, la dualité, la monumentalité, la pesanteur, le mouvement, ainsi que le contexte et l’instant qui conditionne son existence.”

Pier Sparta est sculpteur.

Après un bac L arts plastiques il a passé un an en école préparatoire à l’école des beaux-arts de Beaune. Il a ensuite passé trois ans aux beaux-arts de Toulouse. Il est rentré en seconde année aux beaux-arts de Paris en 2017. D’abord dans l’atelier de Jean-Marc Bustamante puis dans celui de Tatiana Trouvé.